Pour télécharger une application permettant de « voir » les photographies : http://www.i-nigma.com ou http://www.i-nigma.com/Downloadi-nigmaReader.html.

A chaque exposition ou lorsque j’exposais moi-même, j’ai pu observer des personnes qui photographiaient les œuvres avec leurs mobiles.

Envie de se souvenir ? Désir de partager ? Manque de temps ? Partant de ce constat et après avoir vu « fleurir » ces « QR codes ou Flash codes », j’ai conçu un projet me permettant de montrer mes photographies par ce procédé.

Chacune de mes photographies devient unique lorsqu’elle est transformée en QR code et par conséquent il n’existe qu’un seul tirage. Ce tirage est réalisé en Digigraphie. Cette photographie unique en QR code est accompagnée toutefois d’un second tirage présentant la photographie dans son intégrité. Cela donne à l’acquéreur le choix de la version qu’il veut montrer. Lorsque je regarde le QR code, composé d’une de mes photographies, j’imagine que c’est une image en train d’apparaître ou bien disparaître… quelque chose qui s’offre à mon regard, comme au moment de la prise de vue.

Je pense aussi à une défragmentation, des trous de mémoire visuelle avec des cases à remplir, une énigme possible. La surprise d’une découverte, d’un ailleurs partagé et unique. A ce moment là, il peut s’installer un jeu entre le regardeur et la photographie, conséquence de ma mise en scène. Pour finir, c’est le Smartphone ou la tablette numérique qui devient le révélateur de mes photographies et non plus le révélateur dans un bac. C’est aussi donner à montrer une photographie sans la dévoiler complètement, car lisible uniquement par l’intermédiaire d’un « œil électronique ». J’ai en mémoire : « L'Œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique », aujourd’hui, arrive-t-on à une nouvelle expérience, une relation participative du spectateur?

Jean-Jacques Delattre